Sans être candidate au concours, la poudre de cacao ainsi que le chocolat à base de café et de cacao exposés par l’entreprise Chocolaterie Lowa ont suscité un vif intérêt auprès des participants lors des séances de dégustation organisées à l’occasion de la conférence et du concours sur la qualité du café et du cacao congolais. Placé sous le thème « Climat des affaires : promotion des investissements », l’événement a réuni 28 coopératives. Représentée par son fondateur, Alexis Kalinda, aux côtés de la coopérative COCOPA, Chocolaterie Lowa y a présenté son savoir-faire en matière de transformation locale du cacao, sans prendre part à la compétition.
Cette troisième édition de Best of Congo Coopératives, organisée par Congo Agri Platform en partenariat avec Africa Coffee Connect, s’est tenue les 2 et 3 juillet 2026 à Goma. Après deux premières éditions exclusivement consacrées au café, l’initiative s’est ouverte, pour la première fois en 2026, à la filière cacao. Cette évolution a permis à Chocolaterie Lowa de rejoindre l’écosystème de Best of Congo en tant que nouveau participant aux activités de promotion et de valorisation du cacao congolais, aux côtés des coopératives engagées dans l’amélioration de la qualité des produits destinés aux marchés national et international.
cette conférence concours met en lumière l’excellence des filières congolaise à l’échelle nationale et internationale.
Ghislain kamondo directeur exécutif de congo Agro platfrom,explique : « pour cette troisième édition , il y a plusieurs particularités,notamment le café naturel et la fermentation anaerobie ,mais aussi le café Mama kivu , un café d’intégration parce qu’il a été prouvé que souvent , ce sont pas les hommes qui se font montrer sur cette chaîne de valeur , pourtant ce sont des femmes qui sont tous les jours au champs . »
il souligne la résilience des producteurs face à l’insécurité et au manque de financement : « le nombre de coopératives participantes est passé de 10 en 2024, à 20 en 2025 puis à 23 cette année , dont 5 à 6 engagés dans la filière cacao.les communautés locales sont également impliquées à travers des programmes de durabilité.ce même projet valorise la participation des femmes et pygmées,intégrant ces groupes dans la chaîne de valeur ».
Cette édition a présenté 34 microlots de café arabica issus du nord-kivu et du sud Kivu , destinés à une vente aux enchères internationale.
Linda Mugaroka, Fondatrice de YETUKAWA et grande gagnante du concours confie : « je suis très contente parce que c’est une production que j’ai vraiment pris à cœur .je dédie ce prix à mez collaborateur qui étaient au terrain .avec une note de 86% cette victoire n’est qu’un début et que les prochaines éditions permettront d’aller encore plus loin. »
Après une première expérience réussi à Idjwi vendu aux États-Unis, elle a confirmé son savoir faire avec un café expérimental anaérobique.
De son côté , Alexis KALINDA initiateur de la chocolaterie Lowa et président du secteur café cacao en Afrique rappelle : « la fermentation reste une étape cruciale pour garantir la qualité du chocolat . La concurrence n’est pas encore véritablement installée sur le marché congolais , car la demande trouvent preneur. »
Il ajoute que les plantations de café à Goma existent toujours mais souffrent du manque d’acheteurs et de l’absence de structure bancaire rendant l’exportation difficile : « concernant le cacao , la culture s’entent désormais au delà du mayombe ,avec des essais menés dans plusieurs provinces. Les premières observations montrent que le cacao peut pousser dans diverses régions à condition de respecter l’environnement et de préserver les forêts . »
Cette troisième édition illustre la vitalité et la résilience des filières café et cacao congolaise .malgré l’insécurité et les obstacles financiers, les producteur continuent de se mobiliser, innovent dans leurs méthodes de transformation et s’ouvrent à l’international.